
Les calopsittes se trouvent partout en Australie, sauf dans les forêts côtières les plus humides et les déserts centraux les plus secs. Ce sont des oiseaux nomades, qui se déplacent d’une région à l’autre en fonction de la disponibilité saisonnière de la nourriture et de l’eau. Leur alimentation principale se compose de graines d’herbes, mais elles consomment aussi parfois des feuilles, des baies et des insectes. Le fourragement se fait généralement au sol. Les calopsittes sont des oiseaux très sociaux et intelligents, souvent observés en couples ou en petits groupes. Dans un grand groupe, certains individus surveillent la présence de prédateurs, comme les faucons, pendant que les autres se nourrissent.
Elles présentent un dimorphisme sexuel, ce qui est rare chez les perroquets. Les mâles adultes ont un visage et une crête jaune vif avec des taches orange plus intenses sur les joues, tandis que les femelles ont un visage gris ou plus terne, des taches orange plus pâles, et un barrage horizontal sur la face inférieure de la queue et des rémiges. Les jeunes ressemblent aux femelles jusqu’à leur première mue, lorsque les jeunes mâles commencent à développer la coloration jaune plus éclatante du visage.
Les calopsittes sont monogames et forment des liens de couple durables pour la vie. La reproduction se produit généralement après la pluie, et les couples nichent dans des cavités d’arbres. La femelle pond quatre à sept œufs blancs, et les deux parents se relaient pour les incuber pendant environ 18 à 21 jours. Les oisillons quittent le nid après environ cinq semaines, mais restent dépendants de leurs parents pendant plusieurs semaines pour apprendre à se nourrir.
L’espèce est classée comme préoccupation mineure sur la Liste rouge de l’UICN, en raison de sa population importante et de sa large répartition. Les calopsittes se sont bien adaptées aux paysages modifiés par l’homme et peuvent souvent être observées près des terres agricoles ou des points d’eau. Toutefois, elles restent vulnérables à la perte d’habitat, à la prédation par des espèces invasives, et, dans le passé, au piégeage pour le commerce des oiseaux de compagnie.
Les calopsittes peuvent vivre jusqu’à 35 ans.
